17_12 : El fin (por fin)

Ceci est le dernier article de ce blog, nous repartons demain matin aux aurores pour Paris, via Lima (14h d’escale, heureusement qu’on a de quoi s’occuper là bas), Madrid (2h30 d’escale). Arrivée à Paris samedi 19 à 18h35, heure française.

Hasta una nueva experiencia fuera de las fronteras de Francia !

29_11 : Ca approche…

…plus que 2 semaines 1/2 avant notre départ du sol Péruvien, houlala que ça fait pas beaucoup !

Bon, petit résumé non exhaustif et dans le désordre :

     

    • Un apprentissage de la recette du ceviche (poisson cuit dans l’acidité du jus de citron) avec Sonia, la secrétaire de l’ICRAF. On a fait notre petit énorme marché le matin, un agent de la DSV ferait une syncope…mais le poisson est pêché la nuit même, c’est de l’extra frais !

    Ca, c'est du croco...mais ça a un goût proche du poisson, qu'il paraît

    Les ingrédients du ceviche, en tas :

    Et ça, c'est le ceviche terminé (le poisson est caché sous les algues)

    • Quoi d’autre encore… ah oui, au niveau gastronomie péruvienne, nous avons pu goûter à un plat strictement introuvable en france…je vous laisse deviner ce que c’est sur la photo :

    …non, vous ne voyez pas ? Allez, pour ceux qui ne sont pas trop attendrissable, voilà la bête sur pattes :

    …hé oui, c’est du cochon d’inde ! Les gens se sont un poil étonnés quand Marie leur a dit qu’elle en avait chez elle, mais en tant qu’animal de compagnie. Bon, ça, c’était pour la page “on est trop dans un pays différent et on a même pas peur de manger les trucs locaux chelous”. Saut qu’on a pas encore testé (et on ne VEUT PAS tester) les gros vers de l’aguaje, qui se mangent crus ou cuits, c’est selon !

    • Sinon, bin notre rythme plan-plan continue, je vais revoir de temps à autres mes HPA (Hippies de la Place d’Armes), il y a un gros roulement en ce moment : des gens arrivent de partout (Equateur, Uruguay, Colombie, Argentine…et France aussi, c’est une vraie invasion de franchutes en ce moment !) et repartent, y’a des artisans, des jongleurs, des musiciens…ça a donné des ambiances parfois bien sympathiques sur la place d’armes, quand la police et/ou les militants nationalistes bourrés ne viennent pas jouer les trouble-fête !
    • Et bien sûr, on bosse toujours, plus que jamais même…la “preuve” en image !

    A plus les invisibles !

    17-11 : Retour aux choses sérieuses !

    Après ces épisodes de vacances, retour à la réalité : il ne nous reste plus que quelques semaines avant de quitter définitivement le Pérou !!

    Du coup, on met un peu la gomme niveau boulot, on essaie d’articuler le plus logiquement possible les conclusions que l’on a tirées des différentes enquêtes que l’on a fait, et c’est pas de la tarte. Mais au moins c’est stimulant intellectuellement parlant (heing ?), on ne passe plus notre vie à glandouiller sur internet.

     

    Pour ce qui est du “hors boulot”, on peut résumer ça en photos :

    - Samedi dernier, petit tour en peke-peke sur la lagune de Yarinacocha, bien agréable avec le coucher de soleil. On a même vu des dauphins d’eau douce !

    - Dimanche, invitation chez Lizbeth (encore, hé oui), pour l’anniversaire de son mari et de son petit dernier :

     

    Pff, j’arrête là pour les photos, la connexion est fatiguée ce soir !

    Pour d’autres photos, c’est toujours la même adresse flickr !

    Marie et ses vacances …

    Hola todos !
    Benoit a raconté ses aventures, donc pas de raisons que ne raconte pas les miennes … Donc suite à nos enquêtes j’ai lâchement

    abandonné Benoit pour partir en vacances en Argentine avec mon papa, venu spécialement pour l’occasion.. Premiers pas sur le continent américain pour lui, moi je commence à être rodée ! Je lui ai donc servi de guide téméraire et averti car lui ne parle que 2 mots d’espagnol : Buenos dias et Gracias (allez soyons gentille, ça fait 3).

    Donc, pendant 10 jours (je vous fait la version rapide), nous avons visité Buenos Aires de long en large, en passant par La Boca, quartier haut en couleur et centre du tango, Puerto Madero un ancien port rénové, et devenu un quartier chic, Palermo, Recoleta, San Telmo et ses brocantes… Bref on a usé nos savates, gouté aux (bons) vins argentins, mangé leur très bonne viande et (un peu) écouté leur tango …

    Les photos viendront quand la connexion le permettra

    Après, nous avons vite pris le bus, le cama bus (quel confooort !! je veux les même en France) pour aller 1 000 bornes plus loin, près de la frontière chilienne, pour connaître d’un peu plus près les vignobles de Mendoza, et voir des paysages plus sauvages et désertiques. Nous n’avons pas été déçu, grâce à une balade à vélo et une bonne balade à cheval près d’Uspallata, nous avons pu voir de très beaux paysages !! De façon plus “Bidochon” (ie dans un minibus remplis de touristes) nous avons approché l’Aconcagua, le sommet de TOUTE l’Amérique, vu le Pot l’Inca, et nous sommes finalement rentrés à Buenos Aires pour une dernière journée avant que chacun retourne vers son pays…

    J’ai ensuite passé quelques jours à Lima, sous un temps froid et gris qui donnait plus envie de dormir, puis j’ai rejoins Pucallpa, pour 2 semaines pas si désagréables que ça :

    -la semaine était bien occupée par le travail, je prenais la suite de Benoit qui avait fait du bon boulot
    -Les week ends, je les ai passé chez Lizbeth, pour l(aider à se pomponner pour l’anniversaire de son asentamiento. j’en ai profité pour dormir chez elle, au frais, car dans ma chambre, quelle chaleur !!

    Donc les 2 semaines sont passées plus vite que prévu, mais c’est quand même avec plaisir que j’ai retrouvé Benoit le lundi matin !!

    Depuis, nous sommes presque submergés de travail, en comparaison avec les premières semaines par exemple… et on manquerait presque de temps pour faire nos touristes !!

    23_10 : Transition

    Hello-Hola-Salut !

    Voilà presque 2 semaines que je suis seul à Pucallpa, Marie était allée rejoindre son père à Buenos Aires pendant 10 jours puis passer 4 jours à Lima avec la femme de mon voisin de chambre avec qui elle a sympathisé.

    Moi qui redoutais de m’ennuyer encore plus ferme qu’en temps normal, en fait rien du tout, j’ai trouvé une activité à temps plein grâce aux hippies qui vendent de l’artisanat sur la place d’armes de Pucallpa.

    Tout a commencé il y a 1 mois, alors que se tenait près de la place d’armes une petite foire artisanale. On a commencé par passer devant, repasser, acheter une paire de petits trucs…puis je me suis dit que je pourrais tenter de demander à un gars à m’apprendre deux ou trois techniques en tissage de bracelets “brésiliens”. J’ai hésité, puis me suis lancé, et suis tombé sur Santiago (Sul pour les intimes), mec bien sympa qui m’a appris en deux soirées les bases du métier. J’ai ensuite travaillé tout seul, jusqu’à retourner embêter un autre type, Miller, afin de ne pas trop accaparer de temps à mon premier professeur.

    Miller était beaucoup plus communicatif que Santiago, plus proche de mon âge aussi, ce qui fait que j’ai beaucoup mieux accroché avec lui.

    L’épisode de la tombola

    Fait amusant et qui m’a permis de connaître deux autres personnes, mardi 13 (en fait mercredi 14) était organisée un tirage au sort pour clôturer la foire artisanale. Ayant acheté un tissu dans un stand, j’avais un papier me donnant droit à participer au tirage. La femme m’ayant vendu le tissu m’avait visiblement à la bonne, car le jour du tirage (et comme conséquence des mauvaises ventes apparemment), elle m’a refilé une vingtaine de bons, multipliant ainsi mes chances de gagner un des deux lots (un mélange de pièces d’artisanat local) mis en jeu. Là dessus est arrivé Miller, qui en a fait de même…je me suis donc retrouvé avec un paquet de bons, et fatalement j’ai gagné le 2eme lot. La triche était énorme, mais il semblerait que tous les gens qui étaient là au tirage (peu nombreux) étaient aussi bien garnis en billets. Sauf que moi on m’en avait filé à deux reprises…

    J’ai donc gagné un assortiment de poterie, peinture sur bois, sculpture, etc… Je suis allé ouvrir ça tranquillement dans le stand de Miller, accompagné d’un de ses potes, Angelo et d’une gringa qui s’est révélée être une Argentine de passage à Pucallpa, Paola. J’ai partagé mon butin avec eux 3, ne gardant ce que je pensais pouvoir emporter et ce qui me plaisait. Du coup j’me suis fait deux potes…

    La suite des événements…

    Ayant bien accroché avec Angelo et Paola, et toujours en quête de nouvelles techniques de tissage, ils se sont proposé pour m’apprendre quelques trucs…du coup j’ai été intronisé dans le groupe, plus large, des hippies de Pucallpa qui squattent un coin de la place d’armes tous les soirs pour vendre leur camelotte. Et l’ambiance m’a plue, ils sont super sympa, et une fois mes petites réticences envolées (un peu peu qu’on me prenne pour un dollar à pattes, je l’avoue), je me suis senti tellement bien avec eux que j’y ait passé toutes mes soirées, parfois jusque tard dans la nuit !

    Le week end dernier, je suis retourné dans la communauté native de San Francisco avec Angelo et Paola (pour le coup c’était elle la touriste, mouarf) passer l’après midi de samedi à papoter au bord de l’eau, c’était bien agréable…

    J’aurais dû passer mon dimanche et mon lundi à la pêche avec Will, le coiffeur français de Pucallpa féru de pêche, qui m’avait proposé la sortie…sauf qu’il m’a posé un beau lapin, heureusement que je n’ai pas attendu son coup de fil pour lui demander si le projet tenait toujours, car il avait “oublié de me prévenir qu’en fait il n’y allait pas parce qu’il était fatigué et moitié malade” ; excuse tellement formatée et qui tombait assez mal pour que je le croie. Bref, du coup je suis retourné voir mes hippies…

    Et le boulot, me direz-vous ?

    Bin j’ai un peu avancé, faut pas croire…même si je m’impressionne dans ma lenteur au travail, j’ai pu terminer les enquêtes (il nous manquait 3 agriculteurs qui sont venus la semaine dernière au bureau pour passer à l’interrogatoire) et traiter une bonne partie des questions ouvertes, avec une mini synthèse des réponses à chacune. Puis j’ai aussi fait un peu des questions fermées, dont le traitement est un peu moins stimulant puisqu’il ne s’agit que de rentrer des réponses dans un tableau.

    J’ai aussi créé un blog pour Prosema (http://prosemaperu.wordpress.com pour les hispanophones) car le site de l’association n’est désormais plus hébergé. Normal puisqu’il n’y a plus de sous pour payer l’hébergement…Encore une dépense qui a servi à quelque chose ! (oui, la création d’une page web, ça coûte des sioux).

    Et comme conséquence inattendue de mes soirées sur la place d’armes, j’ai rencontré Benjamin, un anglais au profil d’Indien d’Amérique du nord qui gère une fondation de recherche et de promotion de la médecine traditionnelle. Il en fait profiter quelques Glaouiches (fortunés, faut pouvoir se payer le voyage) qui viennent passer plusieurs jours à Agua Caliente, un bled proche de Pucallpa, pour connaître l’amazonie et faire des sessions chamaniques. Ca peut paraître assez sulfureux au premier abord, mais ça a l’air solide comme truc. Le rapport avec le boulot, c’est que pour compenser les émissions de CO2 générées par les voyages en avion de ses compatriotes en quête de nature, il plante des arbres (a mon humble avis, il ne peut pas compenser toutes les émissions, mais c’est une démarche intéressante). Quand il m’a dit ça, le VRP de Prosema que je suis devenu s’est réveillé, et je lui ait filé le contact de l’ICRAF car il avait besoin de plantons. On s’est loupés une fois car il n’a pas trouvé le bureau, mais je l’ai revu et il devrait passer ce soir, ou lundi.

    Je repasse désormais le flambeau à Marie, qui reprend ses activités Pucallpinoises lundi. Pour ma part je m’envole ce soir pour Sao Paolo, via une escale de 12h à Lima (suite à l’annulation de mon premier vol). Retour dans 2 semaines !

    12_10 : Enquêtes bouclées !

    Salut salut !!

    Point d’orgue de notre stage, sommet de notre Art, apothéose de notre croisade péruvienne (ou pas), ça y est : nos enquêtes sont faites, et bel et bien faites. Petit récit de la semaine dernière :

    Lundi dernier, souvenez-vous, on ne savait pas si on allait partir pour cause de potentielle grève des cocaleros. Il y a eu grève, effectivement, mais loin. Du coup on a pu partir tranquillement en direction de San Alejandro. Mais ça c’était mardi.

    Mardi donc, départ à 6h du matin, direction San Alejandro. Protagonistes : votre serviteur, Marie, Juan (le chauffeur polygame) et Geisen, notre guide/soutient au cas où. 100km et une pause au nouveau marché de Neshuya pour prendre le petit déj plus tard, on attaque les enquêtes en commençant par les agriculteurs qui sont sur le chemin, puis ceux qui sont dans la ville même. On leur court un peu après pour certains, on est même allés jusqu’à interroger un gars qui était en train de semer son riz dans sa parcelle (voir photo : association jeune bananier/riz dans une parcelle récemment brûlée). Il articulait tellement peu qu’on n’a à peu près rien compris de ce qu’il disait, même avec l’aide de Geisen.

    Là, le riz est semé en poquets, dans des petits trous faits avec un bâton fouisseur

    On est aussi allés un peu plus loin, chez Julia et Nicanor, notre couple d’agriculteurs préférés. On les a attendus un petit moment, mais ça vallait la peine ! Ils sont tellement sympas et ouverts…l’enquête a un peu débordé mais c’était bien agréable de discuter avec eux.

    Impressionnant une parcelle qui vient dêtre brûlée, non ?

    Impressionnant une parcelle qui vient d'être brûlée, non ?

    Les enquêtes nous ont pris presque toute la journée, soit beaucoup moins de temps que prévu, on a donc décidé de faire la route jusqu’à Neshuya le soir même, et d’y dormir.

    Mercredi, debout à 6h, première enquête à 6h30 avec un caldo de gallina (soupe de poulet + pâtes) et un jus d’ananas dans le ventre. Les enquêtes se déroulent bien, enfin celles qu’on a pu faire car quelques agriculteurs n’étaient pas chez eux mais à Pucallpa. Logique : quand on est à Pucallpa, ils sont chez eux ; et quand ont est chez eux, ils sont à Pucallpa. Bref.

    On a donc pu empiéter sur le programme de jeudi et faire un tour à Nueva Requena pour voir ceux qui étaient disponibles. Retour à Pucallpa dans la soirée, on décide du programme du lendemain avec Roger (l’ingénieur de terrain). On hésitait à bouger pour deux personnes seulement, mais étant donné qu’il avait besoin d’aller voir 2 ou 3 trucs dans le coin, on a décidé de partir à 8h du matin.

    Jeudi donc, on boucle nos enquêtes, Roger va faire signer quelques papiers et voir ce qu’il voulait voir (des champs de riz qu’il a semés avec un pote, j’ai pas encore les photos mais on dirait vraiment un champ de chez nous…sauf que les 20ha sont travaillés au motoculteur et non au tracteur)…on poireaute un peu à Nueva Requena en buvant un coca et en discutant avec Roger de cultures associées (les yeux de Marie brillaient), de politiques agricoles… Et notre dernière enquête en tant que binôme se fait, suivie d’une invitation à aller voir quelques arbres, à manger des aguaje. Du coup, on est partis à 15h de chez eux sans avoir mangé.

    Rentrés à Pucallpa, on a pas mal tourné pour voir ce qu’on mangeait, si on mangeait ou pas…pour finir à 17h devant un sandwich !

    Vendredi, retour au bureau, Marie a remis ses notes au propre (elle était la scribbe officielle, mon écriture étant lamentable), moi j’ai pas fichu grand chose (bouuuuh).

    Mes impressions sur ces enquêtes sont assez bonnes, je pense qu’on s’en est bien tirés. C’était impressionnant de voir la différence d’implication des membres dans leur association, et aussi la fluidité des échanges avec nous. Pour certains, on avait vraiment l’impression de parler Chinois et la conversation n’avançait pas ; et pour d’autres, aucun problèmes pour dialoguer (ce qui m’a un peu rassuré sur mon niveau en espagnol). Du coup le taux de remplissage de nos questionnaires varie pas mal, et la qualité des infos aussi. Quand on se sentait bien avec la personne, on pouvait se permettre de gratter (autant que notre espagnol nous le permettait). A l’inverse, quand on avait des figures interrogativo-désespérées en face de nous, on passait vite à la suite, dommage !

    Marie est partie rejoindre son père à Buenos Aires samedi aux aurores, et j’ai passé mon premier week end en solo, essentiellement dans ma chambre vu la chaleur !

    Ce matin, j’ai pu voir deux autres membres, dont le président, qui étaient au bureau pour une petite réunion, il nous manque donc 2 témoignages, et il est très peu probable qu’on puisse les faire (l’un travaillant toute la journée loin de Pucallpa, et l’autre vivant à Lima – allez savoir pourquoi).

    Maintenant, à moi de faire une première, voire une deuxième étape de débroussaillage et de synthèse, je suis le seul “maître” à bord pour deux semaines, et après je refile le bébé à Marie pour deux semaines, direction Sao Paolo ! (Piracicaba en fait, mais personne ne connait).

    A la revoyure !

    05-10 : Ca avance (presque) !

    Quelques nouvelles pour résumer la dernière semaine :

    La semaine en elle-même aura été aussi inoccupée que les précédentes, mais ce week end était un peu special…

    Vendredi déjà, nous avons participé à un cours sur la “déforestation évitée”, un concept qui permettrait à des agriculteurs et à des entreprises forestières de recevoir des sous si elles ne déforestent pas (je résume et je simplifie à outrance, hein).

    Samedi matin, les agriculteurs de Prosema étaient invités au bureau de l’ICRAF pour une assemblée générale, la dernière sous la coupe du projet que l’on évalue (tant bien que mal). La réunion a donc eu lieu, pas mal de choses intéressantes se sont dites, on a assisté à une séance de remotivation des troupes ! Nous avons ajouté notre petit grain de sel, moi rappelant aux agriculteurs qu’ils allaient bientôt recevoir notre visite et expliquant les modalités de l’enquête ; et Marie rappelant, photos à l’appui, les principales étapes du stage que l’on a fait avec eux, et leur demandant leurs impressions.

    Vous aurez donc compris que notre objectif initial était de faire nos enquêtes cette semaine…or je suis derrière mon écran d’ordinateur, c’est pas normal… En effet, pendant le repas du midi, une agricultrice de la zone de San Alejandro (la plus loin de Pucallpa, à 110km, donc 2h de route je précise) nous a dit que les cocaleros – les agriculteurs producteurs de coca – commençaient une grève illimitée ce lundi. Du coup, on attend de voir l’ampleur du mouvement, ne sachant pas jusqu’où il va s’étendre géographiquement. S’il est limité à San Alejandro, on se débrouillera. Par contre, s’il est plus proche de Pucallpa, on l’a dans l’os !

    Forts de cette informations ô combien précieuse pour notre sécurité, entre autres, on a donc coincé un maximum d’agriculteurs entre deux réunions, ou même le samedi soir, pour commencer nos enquêtes. Oui, car, ce que je n’ai pas dit, c’est qu’après l’assemblée générale, les membres de Prosema suivaient un cours de comptabilité et de gestion d’entreprise le samedi après midi et le dimanche, jusqu’à 13h. Donc on a profité du fait de les avoir sous la main, et on a réalisé nos 3 premières enquêtes. Les résultats sont mitigés, on a parfois l’impression que les agriculteurs ne nous comprennent pas, à cause des différences de langue (entre leur espagnol, mitigé de mots locaux et peut-être même de restes de Quechua, et le notre ; et entre le langage “ingénieur” et le langage “agriculteur”…on a pas fini de voir à quel point le fossé est profond, à mon humble avis).

    Du coup, on attend des nouvelles des agriculteurs pour savoir si on peut mettre le nez dehors…